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Par David Wilkerson "Il est possible de voir des gens louer Dieu et lever les mains, et cependant que Christ marche parmi eux comme un étranger..." « Nous ne pouvons tenir une doctrine ou chercher une expérience, si ce n’est en Christ. Plusieurs désirent chercher la puissance pour faire des miracles, veulent attirer l’attention ou l’adoration des gens sur eux-mêmes. C’est ainsi qu’ils dérobent à Christ Sa gloire, et mettent l’homme charnel en évidence. Ce dont les vrais disciples ont le plus besoin, c’est de Jésus doux et humble de coeur. L’enthousiasme religieux monte facilement en graine. L’esprit humain veut prévaloir sur le spirituel, mais nous devons nous en tenir à notre texte : Christ. Toute oeuvre qui exalte le Saint-Esprit ou les charismes ( les dons spirituels) plus que Jésus aboutira finalement au fanatisme. Tout ce qui nous pousse à exalter et à aimer Jésus est bon et sain. Le contraire ruinera tout. Le Saint-Esprit est une grande lumière, mais qui est toujours dirigée sur Jésus, afin de Le révéler. Quand le Saint-Esprit contrôle la situation, Jésus est proclamé comme la tête, et le Saint-Esprit Son exécutif ». La tentation semble nous conduire à des manifestations vaines ; elles n’exigent ni la croix ni la mort à soi-même. De là leur popularité. Nous ne pouvons pas mettre la puissance, les dons, le Saint-Esprit ou quoi que ce soit plus haut que JESUS. Toute mission qui exalte même le Saint-Esprit plus que le Seigneur Jésus-Christ finira dans les écueils de l’erreur ou du fanatisme. Il semble qu’il y a un grand danger de perdre de vue le fait que Jésus était « tout en tous ». L’oeuvre du Calvaire, l’expiation, doit rester au centre de notre considération. Le Saint-Esprit révélera Christ de manière plus complète. Nous risquons de manquer d’égard envers Jésus, de Le laisser « perdu dans le temple », quand nous exaltons le Saint-Esprit ou les dons spirituels. Jésus doit être au centre de tout ». Je ne prends pas à la légère l’avertissement du Frère Bartlemen. Le danger d’une Pentecôte sans Christ est très réel aujourd’hui. JE VOUS DIT QU’IL EST POSSIBLE DE RASSEMBLER DES GENS REMPLIS DE L’ESPRIT DANS UN ENDROIT, DE LES VOIR LOUER ET LEVER LES MAINS, ET CEPENDANT D’AVOIR CHRIST MARCHANT PARMI EUX COMME UN ETRANGER ! Oui ! Absolument ! C’est non seulement possible ; mais c’est ce qui arrive parmi le peuple élu de Dieu aujourd’hui ! Permettez-moi de vous montrer trois manières dont nous faisons de Christ un étranger parmi nous ! Puisse le Saint-Esprit enlever notre aveuglement spirituel, de façon que nous puissions Le voir à nouveau comme Il est en réalité : LE SEIGNEUR DE TOUS ! 1. Nous faisons de Christ un étranger quand nous donnons au Saint- Esprit la prééminence sur lui ! Christ, et Christ seul, doit être le centre de la vie et de l’adoration ! « Il est la tête du corps, de l’Eglise ; Il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier. Car il a plu au Père de faire habiter en Lui toute plénitude... » (Col. 1.18,19). Qu’en toutes choses, Il ait la prééminence... . C’est-à-dire qu’Il soit distingué et nommé au-dessus de tous les autres. Qu’ Il ait la première place en toutes choses. Même le Saint- Esprit ne doit pas être exalté plus que ce Nom ! La chambre haute ne doit jamais porter ombrage à la Croix ! Nous ne devons pas penser au Christ simplement comme à celui qui donne le Saint-Esprit. En d’autres termes : « Merci, Jésus, d’avoir envoyé quelqu’un de meilleur que Toi ». Christ a envoyé le Saint-Esprit pour révéler sa propre plénitude parmi nous. Quand le Saint-Esprit devient le centre de notre attention, l’Eglise est décentrée. Le Saint-Esprit descendit sur Jésus lorsqu’Il sortit des eaux du baptême. Il dit de Lui : « Voici le Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection. » Le Saint-Esprit descendit sous forme corporelle comme une colombe, mais le centre d’attraction était l’Agneau de Dieu - qui ôte le péché du monde. NON PAS LA COLOMBE, MAIS L’AGNEAU ! 2. On fait de Christ un étranger quand on le loue, mais qu’on ne le prie pas. Nous louons un Christ que nous ne prions pas ! Nous sommes devenus un peuple qui adore, mais ne prie plus ! Pour beaucoup d’enfants de Dieu, la chambre de prière est une relique du passé. Pourquoi demander à Dieu ce qu’Il a déjà promis ? Il suffit de s’emparer de ses promesses et d’ordonner la délivrance ! Nous ne voulons pas tellement le Christ, mais seulement ce qu’Il peut faire pour nous. Nous désirons échapper à la peine et à la souffrance. Nous voulons que nos troubles s’évanouissent. Et nous sommes si occupés à échapper à la douleur que nous perdons le vrai sens de la croix. Nous refusons les croix et les désarrois. Surtout pas de Géthsémané pour nous ! Pas de nuits d’agonie ! Nous ne connaissons même plus ce Christ souffrant, saignant, mais ressuscité ! Nous voulons son pouvoir de guérison. Nous voulons ses promesses de prospérité. Nous voulons sa protection. Nous désirons davantage de richesses terrestres. Nous voulons le bonheur qu’il donne. Mais en réalité, nous ne voulons pas de Lui seul. L’Eglise jadis confessait ses péchés. Aujourd’hui elle confesse ses droits ! Combien parmi nous Le serviraient, s’Il ne nous offrait que Lui-même ? Sans guérison, sans succès, sans prospérité, sans bénédictions temporelles, sans miracles, signes ou prodiges ? Qu’en serait-il si nous avions à accepter joyeusement l’enlèvement de nos biens ? Qu’en serait-il si au lieu de naviguer par temps clair et de vivre sans problèmes, nous faisions face au naufrage ? Crainte au-dedans et luttes au dehors. Qu’en serait-il de nous si - au lieu d’une existence sans souffrance, nous subissions de cruelles moqueries, la lapidation, l’effusion de sang, en étant sciés en deux ? Qu’en serait-il si -au lieu de nos belles maisons et de nos belles voitures, nous devions errer dans les déserts, vêtus de peaux de mouton, et nous cacher dans des antres et des cavernes ? Qu’en serait-il si - au lieu de prospérité, nous étions dénués de tout, affligés et tourmentés ? Et si le seul privilège qui nous était accordé était Christ ? Bien peu d’enfants de Dieu prient encore. Ils sont si occupés à travailler pour Jésus, qu’ils n’ont plus le temps de Lui parler ! Les serviteurs, en particulier, sont devenus si occupés des affaires du Royaume qu’ils ne leur reste que peu ou pas de temps libre pour prier ! Il y a du temps pour visiter, pour construire, pour voyager, du temps pour les vacances, du temps pour les comités, du temps pour se distraire, pour lire, conseiller, mais pas de temps pour prier ! es prédicateurs qui ne prient pas deviennent des promoteurs. Ils deviennent frustrés, tout en entreprenant beaucoup. Quand ils perdent contact avec Dieu, ils perdent aussi contact avec leurs gens et leurs besoins. Les prédicateurs qui ne prient pas, perdent la boussole. Ils cherchent leur propre voie. Ils remplacent l’onction par la transpiration. Les évangélistes qui ne prient pas, deviennent des stars, des conteurs d’histoires. Ils manquent d’humilité, et en viennent à manipuler les foules par des procédés émotionnels. Le cri de maint pasteur est : « O Dieu, où puis-je trouver un évangéliste qui ne parle pas d’argent ou ne cherche pas à lancer tel ou tel slogan ? Quelqu’un qui fasse descendre le ciel sur la terre et rende Christ réel ? O Dieu ! Donne-moi un homme de prière qui amène mon assemblée à genoux ! La honte de cette génération est que nous avons trop de serviteurs de Dieu avec des talents, mais peu ont touché Dieu dans la prière. Il y en a de moins en moins qui prient dans l’Assemblée. Le problème qui nous concerne est de ramener la prière dans nos maisons ! Le problème de Christ est d’amener ses élus à prier ! Prions-nous encore ? Oh oui ! Quand nous avons besoin de quelque chose. Nous avons la formule toute prête : « Au nom de Jésus ! ». Mais tout ce que nous lui demandons est de signer nos chèques-pétitions devant le Père ! Je suis fatigué d’entendre les gens dire : Nous sommes si occupés ; je n’ai pas le temps de prier. Je voudrais bien, mais je n’ai pas le temps ! »... Non ! Ce n’est pas un manque de temps. C’est un manque de désir. Nous prenons du temps pour ce que nous voulons vraiment faire. Regardons nos jeunes soi-disant chrétiens : que de temps gaspillé à jouer à leurs jeux électroniques, à s’agiter, à chercher quoi faire. Mais il n’y a pas de temps pour prier. Pas de temps pour Jésus ! O Dieu ! Quand Tu voudras ! Comme Tu voudras ! Mets cette génération sur ses genoux ! Pas seulement la prière du Seigneur, mais qu’elle ait une communion journalière avec Christ. Notre Sauveur, qui pourtant porte le soin et le souci d’univers multiples, a cependant le temps de prier juste pour vous ! Il prend le temps d’intercéder pour vous devant le trône de Dieu, et vous, vous dîtes que vous n’avez pas le temps de Le prier ! Nous travaillons fiévreusement pour un Christ que nous ignorons. Nous irions n’importe où, nous ferions n’importe quoi en son nom, mais nous ne voulons pas prier. Nous chanterons dans une chorale, nous visiterons les malades ou les prisonniers, mais nous ne prierons pas. Nous donnerons des conseils aux paumés et aux nécessiteux. Nous resterons debout toute la nuit pour réconforter un ami, mais nous ne prierons pas ! Nous combattrons la corruption, nous ferons des croisades pour la moralité publique ! Nous nous dresserons contre les armes nucléaires ! Mais nous ne prierons pas ! 3. Nous faisons de Christ un étranger parmi nous quand nous désirons sa puissance davantage que sa pureté. Reader Harris, un anglais directeur de la Ligue Pentecôtiste de Prière, lança un jour un défi à une congrégation au sujet de la puissance et de la pureté : il dit : « Ceux qui veulent la puissance, à ma droite ! Ceux qui veulent la sainteté, à ma gauche ! ». La congrégation choisit la puissance à dix contre Un ! Dans le livre des Actes, Pentecôte était synonyme de sainteté plus que de puissance. Au concile de Jérusalem, Pierre raconta ce que Dieu fit dans la maison de Corneille : « Dieu leur a donné le Saint-Esprit comme à nous... ayant purifié leurs coeurs par la foi ». (Actes 15.8, 9). Quel est l’homme ou la femme de Dieu qui a la puissance ? Est-ce celui ou celle qui peut guérir les malades et ressusciter les morts ? Est-ce celui ou celle qui peut le mieux parler en langues et prophétiser ? Est-ce celui qui attire le plus de monde et bâtit la plus grande église ? Non ! Celui qui a la puissance, est celui qui a la pureté. « Le juste a de l’assurance comme un lion ». (Proverbes 28.1). Nous ne sommes pas prêts pour la venue de Christ ! Est-ce là une Eglise triomphante ? Convoitises, divorces, dépression, esprit mondain, recherche du matériel et du succès, tiédeur, adultères ! Riche et cherchant toujours à augmenter ses biens, inconsciente de son aveuglement spirituel et de sa pauvreté ; aimant le plaisir, plus que Dieu. Source : Voxdei.org
2 Timothée,
3: 1-5
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