
Dans les années 50, les gangs
des grandes villes étaient
aussi désespérés et violents qu'aujourd'hui.
Par David Wilkerson.

Témoignage de Nicky Cruz :
|
Je passais la plupart du temps dans les rues parce que mes parents recevaient
leurs clients à la maison. Ils venaient la nuit et le jour et alors, nous, les
enfants, nous devions tous sortir. Mes parents étaient des spirites. Ils
mettaient des annonces dans les journaux de langue espagnole en indiquant qu'ils
parlaient avec les morts, guérissaient les maladies et faisaient réussir dans le
domaine de la fortune et des problèmes de famille. Il n'y avait qu'une pièce à
la maison et c'est pourquoi nous étions obligés d'aller dans la rue. Au début,
les enfants du quartier me battaient et j'avais peur, tout le temps. Puis
j'appris à me battre et ensuite, ce sont eux qui avaient peur de moi et me
laissaient tranquille. Au bout d'un certain temps, je préférais la rue à la
maison. A la maison, j'étais le plus jeune et je n'étais rien. Mais dans la rue
on savait qui j'étais.
Une bande de Gangsters Un jour, quand j'attendais le métro, cinq types s'approchèrent de moi par derrière et mirent une ceinture autour de mon cou en serrant. J'aurais dû y rester car, après cela, je n'ai plus jamais pu parler correctement. Il y avait un drôle de bruit dans ma gorge. A partir de ce jour, j'ai nourri de la haine envers tout le monde. Notre gang contrôlait un quartier de New York. Nous avions des vestes rouges sur lesquelles étaient marquées les lettres " MM ". Un jour, nous étions dans un grand magasin de l'avenue Flatsbush. Six d'entre nous buvaient du soda quand sept membres du gang des " Bishops " entrèrent. Ce gang était en guerre contre les Maus-Maus. Un des membres s'approcha du comptoir comme s'il était chez lui. Mes gars m'observaient. Je m'avançai vers lui et le poussai. Il me poussa à son tour, ce qui déclencha la bataille. La femme du patron du magasin se mit à crier. Tous les clients sortirent en courant dans la rue. Il y avait un couteau de boucher sur le comptoir Un de mes gars le prit et frappa cinq fois à la tête un des jeunes du gang des " Bishops ". En voyant le sang, je me mis à rire. Je savais qu'il était mort. J'étais effrayé et ne cessais de rire. La femme du patron voulut téléphoner à la police, mais un autre de mes gars ramassa le couteau de boucher et la frappa à l'estomac. Puis nous prîmes la fuite. Je n'avais pas touché le couteau et ne fus par conséquent pas mis en prison. Mais mes parents furent convoqués au tribunal. J'avais l'impression que c'était la première fois qu'ils faisaient réellement attention à moi. Ils décidèrent alors de quitter New York et de retourner dans leurs pays, à Puerto Rico. Mon frère et moi allâmes leur dire au revoir à l'aéroport. Sur le chemin du retour, dans sa voiture, il me donna un pistolet et me dit: " Maintenant tu es ton maître, Nick! ". Il me fallut dès lors chercher un endroit pour dormir. Avec mon pistolet, je menaçai un type et je lui soutirai 10 dollars. Je louai une chambre rue Myrtle. J'étais alors âgé de 16 ans. C'est ainsi que je vécus après cela, volant de l'argent ou quelque chose pour manger. Durant le jour tout allait très bien. J'étais avec le gang. Mais la nuit, c'était terrible. Quand je rentrais dans ma chambre, je pensais aux deux personnes qui avaient été tuées dans le magasin. J'aurais voulu cogner ma tête contre le plancher pour cesser d'y penser. Je m'éveillais en sursaut au milieu de la nuit et j'appelais ma mère. Je n'avais pas touché le couteau et ne fus par conséquent pas mis en prison. Mais mes parents furent convoqués au tribunal. J'avais l'impression que c'était la première fois qu'ils faisaient réellement attention à moi. Ils décidèrent alors de quitter New York et de retourner dans leurs pays, à Puerto Rico. Mon frère et moi allâmes leur dire au revoir à l'aéroport. Sur le chemin du retour, dans sa voiture, il me donna un pistolet et me dit: " Maintenant tu es ton maître, Nick! ". Il me fallut dès lors chercher un endroit pour dormir. Avec mon pistolet, je menaçai un type et je lui soutirai 10 dollars. Je louai une chambre rue Myrtle. J'étais alors âgé de 16 ans. C'est ainsi que je vécus après cela, volant de l'argent ou quelque chose pour manger. Durant le jour tout allait très bien. J'étais avec le gang. Mais la nuit, c'était terrible. Quand je rentrais dans ma chambre, je pensais aux deux personnes qui avaient été tuées dans le magasin. J'aurais voulu cogner ma tête contre le plancher pour cesser d'y penser. Je m'éveillais en sursaut au milieu de la nuit et j'appelais ma mère. Un rencontre
inattendue
"Maintenant, dit le prédicateur, je vais vous parler du mot QUICONQUE. Un
chef de gang tombe à genoux.
Un
réunion pour gangs Puis le
prédicateur se mit à parler du Saint- Esprit, disant qu'il pouvait entrer dans
les gens et les rendre purs. Il ajoutait que, quoi que nous ayons fait, le
Saint-Esprit pouvait nous faire naître de nouveau. Soudain je me pris à désirer
cela intensément. C'était comme si je me voyais pour la première fois. Toute la
noirceur de mon âme, la haine, la folie, passaient comme un film devant mes
yeux. " Vous pouvez devenir quelqu'un d'autre, dit-il. Votre vie peut être
changée " Je le désirais, j'en avais besoin, mais je ne croyais pas que cela
pouvait m'arriver. Le prédicateur nous invita à venir devant l'estrade si nous
voulions être changés, mais je croyais qu'il n'y avait rien à faire pour moi.
Alors Israël nous dit de nous lever tous. "Je suis le Président, dit-il, et tout
ce gang va se lever !". J'étais le premier de la rangée. Je suis
transformé.
"Ne
baisse pas les bras"
Quand la
vie te paraît pesante...
|